POUGET Anne

Anne Pouget est une autrice jeunesse spécialiste du Moyen Âge. Elle a écrit de romans historiques jeunesse.

POUGET Anne : sa biographie

D'origine sarde, Anne Pouget a passé toute son enfance en Lorraine. Elle fait ensuite ses études de puériculture à Strasbourg. Dès 1994, elle rencontre un premier succès littéraire avec son roman Le Fabuleux voyage de Benjamin qui reçoit le prix du roman jeunesse.

Parallèlement à cette écriture, elle reprend ses études à l'École Nationale de Droit et de Procédure Civile, puis obtient un doctorat en Histoire médiévale à la Sorbonne. Elle a également collaboré au Centre de recherche et d'études sur la civilisation byzantine, le monde musulman et l'Orient chrétien de la Sorbonne. Anne Pouget a écrit plus d'une cinquantaine de livres pour la jeunesse.

La bibliographie de Anne POUGET lue par Histoire d'en Lire

    Couverture Le Grand livre du diable : Codex Gigas

    Le Grand livre du diable : Codex Gigas (2024)

    Le Codex Gigas est le plus grand manuscrit médiéval au monde. Anne Pouget s'est inspirée de sa légende pour son roman Le Grand livre du diable : Codex Gigas, paru aux éditions Scrineo.

    » Le Grand livre du diable : Codex Gigas
    Couverture Lisette cheval indomptable

    Lisette cheval indomptable (2023)

    Lisette, cheval indomptable est un roman d'Anne Pouget, éditions Casterman, collection Héros incroyables mais vrais.

    » Lisette cheval indomptable
    Couverture Le Diable noir

    Le Diable noir (2021)

    Premier tome de la duologie L'Horloge à l'envers, Le Diable noir offre un récit original au cœur du Moyen Âge. Une enquête historique et scientifique sur la médecine légale et l'insectologie. Un roman d'Anne Pouget, aux éditions Scrineo.

    » Le Diable noir
    Couverture La Pierre de folie

    La Pierre de folie (2021)

    Second tome de la duologie L'Horloge à l'envers, La Pierre de folie développe de nouveaux sujets autour de la connaissance scientifique et médicale au Moyen Âge. Un roman écrit par Anne Pouget, aux éditions Scrineo.

    » La Pierre de folie
    Couverture Ma vie de monstre

    Ma vie de monstre (2018)

    Ma vie de monstre est un roman d'Anne Pouget, aux éditions Scrineo.

    » Ma vie de monstre
    Couverture La Porteuse de mots

    La Porteuse de mots (2016)

    La Porteuse de mots est un roman historique jeunesse d'Anne Pouget, aux éditions Casterman.

    » La Porteuse de mots
    Couverture Les Explorateurs

    Les Explorateurs (2012)

    Dans un docu-BD Les Explorateurs, Anne Pouget et l'illustrateur Vincent Dutrait présentent 7 grands explorateurs qui ont marqué l'histoire entre le XIIIe et le XXe siècle. Un documentaire jeunesse publié aux éditions Casterman, dans la collection Docu BD, C'est leur histoire.

    » Les Explorateurs
    Couverture Le Mystère des pierres

    Le Mystère des pierres (2011)

    Le Mystère des pierres est un roman d'Anne Pouget aux éditions Casterman, collection Feeling.

    » Le Mystère des pierres
    Couverture Les Derniers jeux de Pompéi

    Les Derniers jeux de Pompéi (2011)

    Les Derniers jeux de Pompéi est un roman d'Anne Pouget, aux éditions Casterman, collection Casterman poche.

    » Les Derniers jeux de Pompéi
    Couverture Les Brumes de Montfaucon

    Les Brumes de Montfaucon (2005)

    Les Brumes de Montfaucon est un roman historique d'Anne Pouget, aux éditions Casterman, collection Casterman poche.

    » Les Brumes de Montfaucon

Les autres fictions historiques de POUGET Anne

  • Si Dieu le veut Inch'Allah (2010)
  • Brisorgueil (1970)
  • Voyage au pays des Croisades (1970

Anne POUGET - L'interview, par Histoire d'en Lire

Bonjour Anne Pouget, Historienne et auteure spécialiste du Moyen Âge, vous revoici avec un roman historique complètement loufoque : Quelle épique époque opaque ! Écrire par le biais de l’humour est-il plus difficile qu’un roman plus classique ?
Disons que c’est un autre style, une autre forme de difficulté. Dans un roman historique il faut de la rigueur dans l’écriture, être vigilent quant à la véracité des informations. Dans le roman d’humour il faut jongler avec les mots, les rebondissements, et faire en sorte que le rire soit toujours présent. Mais comme en plus d’être belle et intelligente ;-) je suis bourrée d’humour, cet exercice m’a beaucoup plu.

 

Et ce titre qui sonne si bien vous est venu très vite ? 
Oui, de fait le livre devait s’intituler « quelle épique époque opaque hippique » mais le choix de l’éditeur a été de supprimer le dernier mot. Dommage ! Mais c’était effectivement un peu long.

 

Le Moyen Âge est une période largement abordée dans les fictions historiques jeunesse. Dans chacun de vos romans, vous veillez toujours à traiter un sujet bien précis. C’est indispensable pour sortir du lot ?
Je ne le fais pas pour sortir du lot ; étant passionnée d’histoire j’ai envie de m’éloigner de l’image d’Épinal de certains personnages et de mettre en lumière certains aspects moins connus de l’histoire. Dans Quelle épique époque opaque !, à la base, j’avais envie de faire connaître la légende de Titivilus et l’aventure des héros gravite autour de ce petit démon. Et sur le coup, j’y ai ajouté l’histoire de la mesnie d’Hellequin, et aussi des squelettes et…. Bref ! tout le reste, quoi !

 

La fin du roman laisse très clairement entrevoir une suite. Pouvez-vous d’ores et déjà nous en dire plus ?
Pour cela il faudrait que je connaisse l’avenir, et que je sois dans la tête de mes héros, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas chose aisée que de réfléchir à la Cornebulle ! Oui, la suite est en construction, mais, comme dirait mon écuyer : « botus et mouche cousue ! »

 

Vous avez reçu déjà de nombreux prix pour vos romans et Les Derniers jeux de Pompéi a même été sélectionné par le Ministère de l’Éducation nationale. Qu’est-ce qui est pour vous la meilleure reconnaissance ?
Un prix littéraire et/ou une sélection sont toujours une belle reconnaissance, car grâce à cette mise en avant du titre le public, qui n’était peut-être pas enclin à lire ce roman-là va s’y intéresser. Donc, tout ce qui incite à la découverte, à la lecture, est bonne chose. Et la vraie reconnaissance reste le plébiscite des lecteurs, la relation magique entre chacun des acteurs : l’auteur à un bout de la page, le lecteur à l’autre : en décalé mais en communion.

 

Le roman Les Brumes de Montfaucon a pour thème la discrimination contre les Juifs au Moyen Âge. C’est une manière de rappeler aux jeunes lecteurs que cette population a déjà été malmenée bien avant la période nazie ?
C’est la raison pour laquelle j’ai eu à cœur d’écrire ce livre dont le récit m’a permis de faire un lien miroir entre la période nazie et (ici) le moyen âge. C’était aussi l’occasion de dépoussiérer l’image d’Epinal qui fait de Saint-Louis un roi si parfait en mettant le doigt sur une ambiguïté : comment un roi aussi pieux et charitable pouvait-il admettre ce que je raconte dans le livre ? Mais ce roman, comme tous mes romans d’ailleurs, diffuse un message de tolérance.

 

Parmi vos romans historiques jeunesse, seul Les Derniers jeux de Pompéi n’aborde pas le Moyen Age, mais plutôt l’Antiquité. Est-ce que vous envisagez d’écrire à nouveau sur d’autres périodes historiques ?
J’aime passionnément toute l’antiquité. Le hasard a voulu que je me spécialise en histoire médiévale. Ainsi, cette digression a été une bulle d’oxygène pour moi… Oui, j’ai dans mes malles quelques projets abordant d’autres périodes historiques.

 

Avez-vous d’autres romans historiques en cours d’écriture ?
Oui. En ce moment je finalise un roman qui aborde l’époque charnière de ce que nous appelons « Renaissance » ; on parle toujours de moyen âge puis de Renaissance, comme si on tournait une page. J’ai voulu aborder ces quelques années de transition entre Louis XII et François 1er. Et encore parler de Paris, de ses petits métiers, de sa vie bouillonnante, de ses cris, ses odeurs. Et puis, dès qu’il sera envoyé à mon éditeur, en juin sans doute, j’attaque un nouveau roman historique, hystérique et humoristique, toujours hippique et sympathique (suivez mon regard…).

 

Un dernier petit mot pour les lecteurs d’Histoire d’en Lire ?
« Un dernier petit mot » : donc il faut qu’il soit le dernier, qu’il soit petit, et un seul mot. Sinon vous auriez dit « quelques mots ». Mais il est vrai qu’avec « quelques mots », ça en aurait fait plusieurs, peut-être longs d’ailleurs… Mais même dans plusieurs mots il y a forcément le dernier… il pourrait être long, genre « apaléopithécoaneucéphalodidactisme » et je pense que c’est bien pour cette raison que vous avez précisé « petit »…donc très court…. Je dirais… euh… euh (je réfléchis)… euh… oui, tiens « euh » c’est très bien ça, non ? c’est un mot, un dernier, et il est court… (signé Cornebulle)

 

Je vous remercie pour vos réponses et vous souhaite une bonne continuation. Isabelle.
Je me remercie aussi et me souhaite beaucoup de belles choses… Non… sérieux… Merci à vous.

Interview réalisée le 26 mai 2013.

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